
Dear readers, I had an interesting visit to Utrecht this week-end. I wanted to enjoy a concert by the Hasse Poulsen Jazz Band. These are Danish jazzmen, living in France but singing (sometimes) in English. I wasn't disappointed. Though their style, a mix of jazz, blues, house and heavy metal, was not my particular cup of tea, I could still appreciate the virtuosity and the energy of the band. As usual, the sound of the SJU was excellent and the beer very drinkable...
So here is a picture of these guys, sorry for the blur, but it's not that easy to get a decent photo in a dark room without a flash.
Anyway, if you like good music and inventive musicians, don't hesitate to listen to these guys. They are touring Europe regularly, so it should be easy if you live on the old continent. And bravo to the SJU and the Utrecht Jazz Festival for an excellent (if short) concert.
Hasse Poulsen Sound of Choice
“Avontuurlijk en intiem”, zo luidt het motto van het Utrecht Jazz Fest, maar het zou ook best eens het motto van het Deense trio Sound Of Choice kunnen zijn. Geen enkele stijl bleek veilig in hun drie kwartier durende set en hoewel dit op zich geen garantie voor succes is, wist de groep met zijn ongebreidelde experimenteerdrift beslist te overtuigen.



vlnr: Lars Juul, Hasse Poulsen, Fredrik Lundin (foto: Thomas Huisman) - klik op foto
Spil van de groep is gitarist Hasse Poulsen die zijn instrument als een dolgedraaide scheikundige in een laboratorium onder handen neemt. Dat oogt bijzonder geestig en is daardoor ook erg onderhoudend, maar technisch is het zeker ook imponerend. De andere bandleden hebben een wat ondergeschikte rol. De geluidsexperimenten van saxofonist/fluitist Fredrik Lundin klonken soms wat geforceerd. Lars Juul bleek daarentegen een goede drummer die de steviger stukken de juiste drive gaf en in het rustiger werk voldoende ruimte voor zijn collega’s liet. Variërend van tegen metal aanleunende Free Jazz tot een aandoenlijk psychedelisch popliedje dat aan de Noorse band Motorpsycho deed denken, was de muziek van Hasse Poulsen’s Sound of Choice een vrolijke ontdekkingsreis die bepaald niet zo vrijblijvend was als de flegmatieke houding van de groep soms suggereerde. Dat ogenschijnlijk gebrek aan pretenties maakt de groep echter alleen maar leuker.
Concerts de jazz à Paris et en Ile de France ..................
27 janvier 2006
Hasse Poulsen "Sound of Choice" + B. Chevillon à l'Improviste - 23 jan 06 (petite modif)
A l’improviste : Trio Sound of Choice + B. Chevillon
Emission de Anne Montaron – France Musiques le 24 janvier 2006
Enregistrement le 23 janvier au studio 105 – Radio France
Il est des petits rendez-vous radiophoniques qu’il serait dommage de rater, surtout en région parisienne. L’enregistrement public de l’émission d’Anne Montaron est de ceux-là. Ce qui ne gâte rien, c’est gratuit.
Autour du thème assez large de la musique improvisée, A. Montaron nous convie à un voyage musical faisant fréquemment une bonne place au jazz et à ses voisinages plus ou moins proches.
Ce 23 janvier, carte blanche était donné à Hasse Poulsen (qu’on a entendu dans le Big Napoli de Louis Sclavis). Son trio « Sound of Choice » accueillait Bruno Chevillon pour une aventure musicale particulièrement stimulante.
D’emblée, il est apparu que la rencontre de ces deux créateurs de talent risquait de reléguer le batteur et le souffleur du trio dans un rôle second, en dépit des réelles qualités de chacun d’eux. Lars Juul, avec son toucher délicat, ne cherchait pas à s’imposer, mais seulement à produire les phrases nécessaires à son cheminement imaginaire. Fredrick Lundin quant à lui, a beaucoup écouté nos deux gratteurs, a manipulé des tas de boutons, et nous a gratifiés de quelques phrases inspirées.
Lors du premier set, Hasse Poulsen et Bruno Chevillon ont pris les choses en main pour ne plus les lâcher.
Bruno Chevillon entamait une danse sensuelle avec sa contrebasse, ses pieds caressant parfois l’une des nombreuses pédales à sa disposition. Des sonorités somptueuses, des changements fréquents de timbres, de modes de jeux, modulaient son discours.
Hasse Poulsen travaillait sa guitare au corps, nous offrant très tôt des sonorités agressives et variées. L’électronique était déjà très présente dans la transformation de leur instrument. Puis, au fil de ce premier set, Bruno Chevillon s’est recroquevillé au sol, caressant, frottant l’une des prises jack et modulant sans cesse les sons produits grâce à ses divers transformateurs, la contrebasse gisant sur le côté, comme abandonnée. Hasse Poulsen, de son côté, s’est offert un intermède en jouant de l’archet sur sa deuxième guitare (bien usée) pour nous offrir des sons tout neufs.
A la fin de ce set, Anne Montaron, fort à propos, évoqua la mémoire de Dereck Bayley, Hasse Poulsen le comparant à John Cage, Bruno Chevillon vantant la qualité des rares de musiciens disposant de leur propre univers ("une musique à signature immédiate").
Que dire du second set ?
Il a démarré en trombe. Le plaisir ne nous a plus lâché jusqu'à la fin. Bruno Chevillon, lors de l’une de ses infidélités à la contrebasse, a placé un micro à côté de H. Poulsen et s’est fait un devoir de transformer sa musique, elle-même déjà travaillée par les pédales du danois. La richesse des timbres et les discours de chacun démontrait à l’envie que le 4tet fonctionnait pleinement.
Un grand moment.
Vous pourrez retrouver le plaisir de cette heure de concert le mardi 24 janvier sur France Musiques (de 23h à minuit) puis sur le site Internet de l’émission.
Add.
Plaisir renouvelé l'écoute du concert à la radio.
Encore disponible sur le site de France Musiques.
Les ingénieurs de Radio France ont bien travaillé, me semble-t-il, pour mieux restituer qu'en direct les contributions de chaque musicien (en particulier de Lars Juul).
le Trio danois "SOUND OF CHOICE" Hasse Poulsen, guitares Fredrik Lundin, saxophones, flûtes Lars Juul, percussions et leur invité : Bruno Chevillon (contrebasse)
Photo www.citizenjazz.com